Plus de la moitié des personnes atteintes de cholangite biliaire primitive ne présentent aucun symptôme perceptible au moment du diagnostic. Toutefois, des symptômes peuvent apparaître avec le temps.
Les personnes atteintes de CBP peuvent présenter certains des symptômes suivants :
Si la maladie du foie progresse, certains symptômes associés à un stade plus avancé peuvent apparaître :
Il est important de noter qu’une aggravation de ces symptômes ne signifie pas nécessairement que la maladie s’aggrave ou progresse.
La fatigue est le symptôme le plus courant de la CBP et touche de 70 à 80 % des personnes atteintes. La fatigue liée à la CBP ne dépend pas de la quantité de sommeil. Une personne peut dormir toute la nuit et se réveiller encore fatiguée, puis avoir besoin de faire plusieurs siestes pendant la journée.
La fatigue liée à la CBP peut compliquer l’accomplissement des tâches quotidiennes et le maintien des relations sociales. Elle peut entraîner un sentiment d’isolement social ou une dépression. Il est donc important de parler de ces symptômes et de vos émotions avec vos professionnels de la santé.
La fatigue est généralement plus importante en fin de journée. Il peut donc être utile de planifier les activités importantes le matin, lorsque votre batterie est davantage chargée.
Vous devriez passer régulièrement des tests hépatiques afin que votre médecin puisse suivre vos résultats et vérifier qu’ils demeurent aussi près que possible des valeurs normales.
Les plages de référence généralement considérées comme normales pour la PAL, la bilirubine et l’albumine sont les suivantes :
| ALP: | 44-147 IU/L |
| Bilirubin: | <17 µmol/L |
| Albumin | 3.5-5.5 g/dL |
Si vos résultats changent ou se situent en dehors de ces plages, parlez à votre médecin de votre plan de prise en charge de la CBP. Il est toutefois important de se rappeler que la CBP se manifeste différemment d’une personne à l’autre et que les plages de référence peuvent varier.
Votre médecin vous a peut-être prescrit de l’acide ursodésoxycholique (AUDC, aussi appelé UDCA ou URSO) afin de ralentir la progression de la maladie. L’efficacité du traitement peut notamment se traduire par une diminution du taux de PAL.
En plus de surveiller vos taux de PAL, de bilirubine et d’albumine pendant le traitement par l’AUDC, il est important de suivre votre poids. Les lignes directrices recommandent une dose quotidienne d’AUDC de 13 à 15 mg par kilogramme de poids corporel. En surveillant toute variation de votre poids, votre médecin pourra ajuster votre dose au besoin afin que vous profitiez pleinement du traitement.
La Société canadienne de la CBP a créé une application conçue pour vous accompagner dans votre vie quotidienne avec la CBP et vous aider à devenir un partenaire bien informé dans vos soins médicaux. L’application propose différents outils pour vous aider à connaître vos résultats, à surveiller votre maladie et à adopter diverses techniques d’autogestion sur les plans émotionnel, psychologique et physique.
Pour vous aider à suivre vos résultats, l’application comprend des outils de suivi pour :
Le prurit associé à la CBP peut toucher de 25 à 70 % des personnes atteintes et apparaître à n’importe quel stade de la maladie. Il est appelé « prurit cholestatique », car il est associé au mauvais fonctionnement des canaux biliaires, qui n’évacuent pas les acides biliaires comme ils le devraient.
Bien que sa cause exacte demeure inconnue, le prurit pourrait être provoqué par l’accumulation d’acides biliaires et d’autres molécules stimulant les démangeaisons, appelées « pruritogènes », dans le sang.
Le prurit peut être ressenti différemment d’une personne à l’autre. Pour mieux suivre vos démangeaisons, vous pouvez noter les éléments suivants :
Un prurit intense non traité peut entraîner :

De nouveaux traitements contre le prurit sont actuellement mis au point pour les personnes atteintes de CBP. Demandez à votre spécialiste si ces traitements vous sont accessibles.


De nouveaux traitements contre le prurit sont actuellement mis au point pour les personnes atteintes de CBP. Demandez à votre spécialiste si ces traitements vous sont accessibles.
Voici quelques conseils pour éviter d’irriter davantage la peau qui démange :
Il est important de noter que les démangeaisons ressenties par les personnes atteintes de CBP ne sont pas toujours liées à leur maladie du foie. Des démangeaisons accompagnées d’une éruption cutanée sont peu susceptibles d’être causées par la CBP et devraient être évaluées par votre médecin.